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Bienvenue sur mon nouneau blog, comme mon premier il va t`être informative et inducatif et je vais parler de mon autres passion la nature et les animaux et de vous informer sur eux.

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Me voici.

Me voici rendus avec un nouveau blog, je vais vous parler de mon autres passion les aimaux et leur ancêtres qui les on précédés dans le passé. Vous allez apprendre plein chose sur eux comment il vivent ou vivaient leur moeur, leur groupes, leur familles et leur appatenances.
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#Posté le samedi 13 décembre 2008 05:03

Modifié le jeudi 18 décembre 2008 01:08

L`échidné à bec cours

Échidné, mammifère ovipare vivant en Australie ou en Nouvelle-Guinée, couvert de piquants et se nourrissant d'insectes.
L'échidné d'Australie mesure entre 35 et 53cm de long, sans compter la courte queue, il a un large corps monté sur des pattes courtes et puissantes.
Les pattes portent des griffes qui permettent à l'animal de creuser rapidement les sols durs.
Le dos est couvert d'épines raides mêlées de poils longs et grossiers. La tête est petite et le nez se prolonge en une trompe fine.
La bouche édentée possède une langue extensible et gluante qui permet d'attraper des fourmis, des termites et autres petits insectes.
L'accouplement a lieu une fois par an. La femelle pond un ½uf, rarement deux, après une gestation de 9 à 27jours.
Elle place alors l'½uf dans un repli de peau de l'abdomen en forme de poche, où il éclôt après 10 à 11jours environ.
Le petit y reste jusqu'à l'âge de 55jours, où il est capable de marcher.
Une sous-espèce un peu plus grande de l'échidné vit en Tasmanie.
L'échidné à longue trompe, qui vit en Nouvelle-Guinée, possède une longue trompe incurvée et atteint 75cm de long.
Dans les endroits où les fourmis et les termites sont abondants, les petits échidnés sont des animaux domestiques utiles!; ils vivent longtemps et, malgré leur aspect plutôt rêche, sont d'un naturel doux.
L'Homme, qui parfois mange les échidnés, est leur principal ennemi naturel.

Classification: les échidnés appartiennent à l'ordre des Monotrèmes.
L'échidné d'Australie a pour nom latin Tachyglossus aculeatus, l'échidné de Tasmanie celui de Tachyglossus aculeatus setosus et l'échidné à longue trompe celui de Zaglossus bruijni.

L' échidné à nez court (Tachyglossus aculeatus), ou échidné australien est un mammifère vivant pratiquement sur tout le « continent » australien (il n'est absent que dans quelques îles du nord ; c'est le mammifère autochtone qui a le plus vaste territoire en Australie) et dans les régions côtières et montagneuses du sud-est de la Nouvelle-Guinée. C'est l'une des quatre espèces d'échidnés existant encore mais c'est le seul membre du genre Tachyglossus. Avec les trois (ce nombre est controversé) espèces d'échidnés à nez long et l'ornithorynque, il forme l'ordre des monotrèmes, les seuls mammifères pondant des ½ufs vivant encore actuellement.
Il est également connu pour son manteau de piquants, la possibilité de se rouler en boule pour échapper aux prédateurs et sa longue langue visqueuse qui lui permet d'attraper à grande vitesse les fourmis et les termites dont il se nourrit.

Il n'est pas menacé d'extinction mais les activités humaines telles que la chasse, la destruction de son habitat, l'introduction de nouveaux parasites et prédateurs, la circulation automobile ont sensiblement réduit sa population.

Bien que ressemblant au hérisson et au porc-épic, il n'est absolument pas apparenté avec eux.

Mode de vie

Aucune étude détaillée sur le mode de vie des échidnés n'a été publiée mais on s'est contenté d'observer plusieurs points de son comportement.

En dehors de leur petite enfance passée dans un terrier avec leur mère, les échidnés sont des animaux solitaires. Ils n'ont pas de territoire fixe mais se déplacent sur un vaste domaine. Généralement, ils sont actifs le jour mais comme ils sont mal équipés pour supporter la chaleur, n'ayant pas de glandes sudoripares et ne sachant pas haleter, ils inversent leur rythme de vie en saison chaude, dormant à l'ombre dans la journée et devenant actifs le soir et la nuit. Ils peuvent supporter des températures basses et dans les régions très froides, hibernent.

L'échidné à nez court peut vivre dans n'importe quel endroit où la nourriture est abondante. Il localise sa nourriture grâce à son odorat, à son ouïe et grâce aux capteurs à l'extrémité de son museau et festoie régulièrement de termites et de fourmis. Ce sont de animaux fouisseurs efficaces, utilisant leurs puissantes pattes avant pour déterrer leurs proies ou pour creuser des terriers pour s'abriter. Ils peuvent même s'enfouir rapidement dans la terre s'ils ne trouvent pas très vite un abri lorsqu'ils se sentent menacés.

L'échidné sait nager et il peut même se laisser glisser volontairement dans l'eau.

En Australie, on le rencontre en abondance dans les zones boisées où l'on trouve beaucoup de pièces de bois remplies de termites. Dans les régions agricoles, il vit surtout dans les zones non débroussaillées. On peut le trouver aussi dans les régions herbacées, les zones arides et même à la périphérie des banlieues des grandes villes.

On connait par contre peu de choses sur son mode de vie en Nouvelle Guinée. On les trouve dans les zones boisées à végétation clairsemée du sud du pays entre Merauke à l'ouest et Kelp Welsh River, à l'est de Port Moresby.

Description

Les échidnés à nez court mesurent en moyenne 30 à 45 centimètres de long (53 centimètres pour les plus grands), ont un museau de 75 millimètres, une queue de 90 millimètres et pèsent entre deux et six kilogrammes. Toutefois, la sous-espèce tasmanienne, T. a. setosus, est plus grande que ses congénères du continent. Le cou n'est pas apparent extérieurement de sorte que la tête et le corps semblent reliés directement. Les conduits auditifs sont dépourvus de pavillons. Les yeux, petits, sont situés à la base du museau pointu tandis que les narines et la bouche sont situées à l'extrémité; la bouche ne peut pas s'ouvrir de plus de 5 mm.

Tout l'animal, à l'exception de l'abdomen, de la face et des pattes est recouvert de piquants de couleur crème. Ces derniers qui peuvent mesurer jusqu'à 50 millimètres de long, sont des poils creux modifiés, formés surtout de kératine. L'animal est protégé par une fourrure poussant entre les piquants dont la couleur peut aller de miel au noir en passant par un rouge-brun foncé ; le ventre et la face dorsale de la queue sont aussi couverts de fourrure dont la couleur varie suivant les régions. La fourrure peut être parasitée par la plus grande puce au monde : Bradiopsylla echidnae, qui mesure jusqu'à 4 millimètres de long.

L'échidné possède des membres trapus munis de cinq doigts armés de puissantes griffes.Les membres trapus sont adaptés à un travail de creusement rapide ; ils sont courts et ont cinq doigts munis de puissantes griffes. Celles des pattes postérieures sont longues et recourbées vers l'arrière pour permettre un nettoyage et une toilette de la fourrure située entre les piquants. Le mâle possède des aiguillons venimeux aux gros orteils des pattes postérieures mais les glandes à venin ne sont pas fonctionnelles.

Comme l'ornithorynque, l'échidné a une température corporelle basse, entre 30 et 32 °C, mais à la différence du premier qui, protégé par une importante couche adipeuse, ne descend jamais de beaucoup sa température et ne montre ni signe de torpeur ni passage en hibernation, la température de l'échidné peut descendre à 5 °C. En cas de forte chaleur, l'échidné n'halète pas ou ne transpire pas et se contente de chercher un abri. En automne et en hiver, l'échidné a des périodes de torpeur et d'hibernation. En raison de sa basse température, l'animal est lent quand il fait trop chaud (pour ne pas faire monter sa température) ou trop froid (car sa température interne est trop basse pour avoir une activité normale).

Comme chez tous les monotrèmes, la femelle a un seul orifice pour les conduits génitaux et l'évacuation des matières fécales et de l'urine: le cloaque. Le mâle a des testicules internes (ce qui est possible en raison de sa température basse), pas de scrotum apparent et un pénis très original avec quatre boules à l'extrémité. La femelle gestante développe une poche sur son ventre dans laquelle grandira le petit.

La musculature de l'échidné à nez court a un nombre important d'aspects inhabituels. Le muscle panniculus carnosus est un énorme muscle situé juste sous la peau et couvrant tout le corps. En contractant différents faisceaux musculaires, l'échidné peut changer de forme. Il peut ainsi se rouler en boule quand il se sent menacé, protégeant son ventre et ne présentant à l'ennemi qu'une enveloppe d'épines. Il a une des plus courtes moelles épinières de tous les mammifères, n'allant pas au delà de la dernière vertèbre thoracique.


Un échidné à nez court roulé en boule; on aperçoit le museau sur la droite.La musculature de la face, des mâchoires et de la langue est spécialisée pour permettre à l'animal de se nourrir. La langue est le seul moyen dont l'échidné dispose pour attraper ses proies. Elle peut sortir de 18 centimètres de son museau. La langue est collante en raison de la présence de glycoprotéines riches en mucus qui servent à la fois à la lubrifier dans ses rapides mouvements de va et vient et à retenir fourmis et termites qui se retrouvent engluées. La protrusion de la langue est permise par la contraction des muscles circulaires qui la font changer de forme et la propulsent vers l'avant et celle des deux muscles génioglosses fixés à l'extrémité caudale de la langue et à la mandibule. La langue en protrusion est gonflée et rigidifiée par un afflux de sang, ce qui lui permet de se faufiler dans le bois et le sol. Pour se rétracter, la langue a besoin de la contraction de deux autres muscles extrinsèques: les sternoglosses. Quand la langue rétractée dans la cavité buccale se met à ressortir, les proies sont retenues sur la face arrière des « dents » en kératine situées sur le palais, ce qui permet de les capturer et de les écraser. La langue se déplace à grande vitesse et on a pu mesurer qu'elle pouvait faire cent va-et-vient à la minute.

De nombreuses adaptations physiologiques lui ont été nécessaires compte tenu de son style de vie. Pour pouvoir rester enfoui lorsqu'il se sent menacé, il doit être capable de supporter de fortes concentrations en gaz carbonique dans l'air qu'il respire ; il peut même rester volontairement dans une telle situation. Ses oreilles sont sensibles aux basses fréquences, ce qui lui permet d'entendre plus facilement les bruits faits par les termites ou les fourmis dans leurs galeries. Son museau tanné porte des récepteurs mécaniques et thermiques qui lui donnent des informations sur le milieu environnant. L'échidné à nez court a un système olfactif bien développé qui lui permet de repérer ses partenaires et ses proies. Il bénéficie d'une analyse des visions très développée et on a pu montrer qu'il avait un pouvoir de discrimination visuel et une mémoire spatiale comparables à celle du rat. Son cerveau et l'ensemble de son système nerveux central ont été étudiés de façon approfondie pour le comparer à celui des animaux placentaires. L'échidné à nez court possède le plus important cortex préfrontal de tous les mammifères si on le rapporte à sa taille. Il a des périodes de mouvements rapides des yeux pendant son sommeil comme on le retrouve dans le sommeil paradoxal chez l'homme. On a pu montrer aussi que son cerveau possédait un claustrum semblable à celui des placentaires et ce à la différence de leurs ancêtres communs.

Mode de vie

Aucune étude détaillée sur le mode de vie des échidnés n'a été publiée mais on s'est contenté d'observer plusieurs points de son comportement.

En dehors de leur petite enfance passée dans un terrier avec leur mère, les échidnés sont des animaux solitaires. Ils n'ont pas de territoire fixe mais se déplacent sur un vaste domaine. Généralement, ils sont actifs le jour mais comme ils sont mal équipés pour supporter la chaleur, n'ayant pas de glandes sudoripares et ne sachant pas haleter, ils inversent leur rythme de vie en saison chaude, dormant à l'ombre dans la journée et devenant actifs le soir et la nuit. Ils peuvent supporter des températures basses et dans les régions très froides, hibernent.

L'échidné à nez court peut vivre dans n'importe quel endroit où la nourriture est abondante. Il localise sa nourriture grâce à son odorat, à son ouïe et grâce aux capteurs à l'extrémité de son museau et festoie régulièrement de termites et de fourmis. Ce sont de animaux fouisseurs efficaces, utilisant leurs puissantes pattes avant pour déterrer leurs proies ou pour creuser des terriers pour s'abriter. Ils peuvent même s'enfouir rapidement dans la terre s'ils ne trouvent pas très vite un abri lorsqu'ils se sentent menacés.

L'échidné sait nager et il peut même se laisser glisser volontairement dans l'eau.

En Australie, on le rencontre en abondance dans les zones boisées où l'on trouve beaucoup de pièces de bois remplies de termites. Dans les régions agricoles, il vit surtout dans les zones non débroussaillées. On peut le trouver aussi dans les régions herbacées, les zones arides et même à la périphérie des banlieues des grandes villes.

On connait par contre peu de choses sur son mode de vie en Nouvelle Guinée. On les trouve dans les zones boisées à végétation clairsemée du sud du pays entre Merauke à l'ouest et Kelp Welsh River, à l'est de Port Moresby.

Protection

L'échidné à nez court est un animal commun dans pratiquement toutes les zones tempérées d'Australie et dans les plaines de Nouvelle-Guinée et il n'est donc pas classé dans les espèces en danger. En Australie, sa population a moins été affectée par la mise en culture des sols que celle d'autres espèces car les échidnés n'ont pas besoin d'habitat particulier pour vivre, à partir du moment où ils disposent de fourmis et de termites.

Malgré leur protection épineuse, ils ont beaucoup de prédateurs : oiseaux de proie, diable de Tasmanie, chats, renards, chiens. Ils étaient consommés par les aborigènes - d'où leur nom dans les langages locaux - et par les premiers colons européens. Mais la principale cause de destruction actuelle est la circulation automobile qui a conduit en certains endroits à sa disparition totale. Une maladie due à l'ingestion d'un plathelminthe, Spirometra erinaceieuropaei, provoque la mort de l'animal.

La Wildlife Preservation Society du Queensland mène une grande campagne (appelée « Echidna Watch ») d'étude et de surveillance de l'échidné sur tout le territoire australien.

La reproduction en captivité est très difficile en partie à cause de la faible fréquence des périodes de reproduction. Seulement cinq zoos ont réussi à obtenir une fécondation et une mise bas mais aucun des petits n'a survécu jusqu'à l'âge adulte. Ce problème s'il n'est pas trop grave pour le moment pour l'échidné australien est beaucoup plus préoccupant pour son cousin Zaglossus.

Classification classique

Règne: Animalia
Embranchement: Chordata
Sous-embranchement: Vertebrata
Classe: Mammalia
Sous-classe: Prototheria
Ordre: Monotremata
Famille: Tachyglossidae

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#Posté le samedi 13 décembre 2008 05:10

Modifié le lundi 22 décembre 2008 17:02

LES MAMMIFÈRES


Les mammifères (Mammalia) forment un taxon inclus dans les vertébrés, traditionnellement une classe, définie dès la classification de Linné. Ce taxon est considéré comme monophylétique.

Les mammifères partagent des ancêtres communs avec les reptiles et les oiseaux (qui forment avec eux le taxon des amniotes). Ce taxon regroupe près de 5400 espèces, et selon les classifications scientifiques choisies sont distribués près de 29 ordres, 153 familles et 1200 genres.
De nombreuses espèces de mammifères sauvages figurent sur des listes rouges d'espèces menacées, en particulier les grands carnivores.
De nombreux mammifères élevés par l'homme jusqu'au XIXe siècle (pour la traction animale, la viande, le lait, la laine ou comme animal de bât) ont disparu ou ont fortement régressé au profit de quelques espèces sélectionnées pour leur productivité.
Quelques espèces sont devenues invasives, soit parce qu'introduites hors de leur biotope naturel ou suite à la disparition de leurs prédateurs naturels.

Description:

Les mammifères, classe d'animaux vertébrés, vivipares (excepté les monotrèmes), qui sont caractérisés essentiellement par l'allaitement des jeunes, d'un c½ur à quatre cavités, d'un système nerveux et encéphalique développé, une homéothermie c'est-à-dire par une température interne constante et une respiration de type pulmonaire. Si leur température corporelle est normalement constante et aux alentours de 36 à 39 °C, les jeunes, certains marsupiaux, monotrèmes, xénarthres, ainsi que les mammifères qui hibernent présentent des températures variables. Bien que les mammifères soient initialement adaptés à la vie sur la terre ferme, certains se sont secondairement adaptés à la vie en milieu aquatique ou marin. Contrairement, par exemple, aux crocodiles ou aux sauriens, et bien que leur forme puisse énormément varier selon les espèces, les membres des mammifères sont situés verticalement au-dessous du corps, les maintenant en général plus haut par rapport au sol.

Caractéristiques:

On distingue les mammifères par les caractéristiques physiques uniques de leur crâne supérieur et inférieur, de leur denture, de leur colonne vertébrale, par la présence de membres parasagittaux (exception faite de l'ornithorynque), les téguments et leurs formations annexes comme les poils qui ont évolué en piquants, en écailles, ou en plaquettes, certaines caractéristiques physiologies comme la ventilation pulmonaire efficace ou l'endothermie.

Le crâne:

Le crâne des mammifères est synapside. Il possède deux condyles occipitaux permettant l'articulation à l'os atlas, la première vertèbre cervicale.
Le volume de la boîte crânienne est important, en comparaison avec les reptiles par exemple, pour loger un encéphale et surtout un cervelet plus important.
La cavité buccale est partagée en un étage olfactivo-respiratoire et un étage masticateur par une structure osseuse, ce qui permet la respiration et mastication simultanées. L'os carré a évolué pour devenir l'enclume et avec le marteau et l'étrier, compose l'oreille moyenne.
La mâchoire est puissante et richement innervée. Elle est constituée d'un seul os dentaire, et qui constitue la mâchoire inférieure, et s'articule avec l'os squamosal pour se mouvoir.

Les dents:

Les dents sont la partie la plus dure du squelette, c'est pourquoi de nombreux mammifères fossiles ne sont connus que par leurs dents, complétées parfois d'un fragment de mâchoire ou mieux encore leur crâne. Les dents sont typiques de chaque espèce et permettent notamment d'évaluer le régime alimentaire des espèces auxquelles elles appartenaient. Comme chez leurs ancêtres mammaliens, la denture des mammifères a la particularité d'être :

thécodonte (dents implantées dans des alvéoles de la mâchoire)
hétérodonte (dents différenciées et spécialisées en incisives, canines, prémolaires et molaires), exception faite par exemple des Odontocètes redevenus homodontes.
diphyodontie (2 dentitions successives : la denture définitive remplace la denture lactée).
Les édentés ont perdu leurs dents.
Certains mammifères ont des dents à croissance continue (ex. : castor)

Le reste du squelette:

La plupart des mammifères ont sept vertèbres cervicales, exception faite des lamantins, des paresseux didactyles qui en ont six et les paresseux tridactyles qui en ont neuf. Descendant des tétrapodes, ce sont des quadrupèdes, ou du moins il leur en reste des os vestiges comme chez les cétacés. La colonne vertébrale est différenciée, il y a présence de côtes et d'un diaphragme. Les membres antérieurs, comme chez les mammaliens sont à autopode dirigé vers l'avant. L'oreille interne est également très particulière, cette particularité est souvent utilisée par les paléontologistes pour déterminer si un fossile est bien un mammifère.

Les téguments:

Le pelage est une formation dermique caractéristique qui sert à la régulation thermique. Dans certains cas, il a évolué pour former des plaques de protection comme chez les pangolins.

Le système circulatoire et autres caractéristiques:

Le c½ur est parfaitement divisé en deux oreillettes et deux ventricules. Ils possèdent tous des glandes lactéales, ils nourrissent tous leurs jeunes par du lait produit par les femelles. Les monotrèmes sont les seuls mammifères à ne pas posséder de mamelles.

Comportements:

Ils apportent des soins aux jeunes qui ne peuvent vivre sans l'aide de leurs parents la première période de leur existence.

l`oigine:

Les plus anciens fossiles connus datent d'environ - 220 Ma au cours du Trias. La divergence avec les autres amniotes pourrait être plus ancienne. Les os de leur oreille moyenne sont clairement séparés de ceux de leur mâchoire inférieure, trait qui, dans l'évolution des espèces, les distingue des reptiles.

À la fin du Crétacé, durant le Maastrichtien, on n'a recensé jusqu'ici que 150 à 300 espèces de mammifères regroupées dans 27 familles, dont une dizaine de familles de marsupiaux, et une dizaine de placentaires. Alors que les dinosaures disparaissant massivement, les mammifères placentaires et marsupiaux connaissaient une explosion radiative majeure sans équivalent dans l'histoire des mammifères. La radiation évolutive des quelques espèces de mammifères concernées est due à certains caractères propres comme par exemple les ailes et le système d'écholocation des chiroptères.

De nombreuses recherches, relancées par la génétique, nous permettent de comprendre comment s'est déroulée cette explosion radiative. Une des hypothèses les plus intéressantes est celle du groupement des afrothériens, qui regrouperait les restes d'une radiation s'étant déroulée sur le Gondwana à l'époque où il était séparé de la Laurasie. Les afrothériens regroupent les proboscidiens, les hyracoïdes, les siréniens, les tubulidentés, les macroscélides, ainsi que des familles classées dans les insectivora, les rats-taupes et les tenrecs et potamogales. Cette hypothèse regroupe des 'petits' groupes, et expliquerait d'une manière unifiée leur réduction, à savoir la compétition des autres mammifères lors de la reconnexion avec l'Asie.

Selon cette hypothèse, une division ancienne des mammifères placentaires consisterait en quatre groupes, les afrothériens, les xénarthres (Amérique du Sud), les euarchontoglires (regroupant primates, dermoptères, scandentiens et glires) et laurasiathériens (chiroptères, cétartiodactyles, périssodactyles et insectivores strictu sensu), ceux-ci correspondant à la radiation en Laurasie.

Classification:

La classification des mammifères est complexe. D'une manière simplifiée, on reconnaît trois grands groupes de mammifères, dont le regroupement correspond au type de placentation possédé par leurs représentants :

Les protothériens. Ce nom désigne le fait que les animaux de ces espèces possèdent un placenta très imparfait. Ces animaux pondent des ½ufs non cléidoiques. Les petits, après éclosion, sont allaités par la mère. Il n'y a plus aujourd'hui que 3 espèces dans ce groupe : l'ornithorynque (Ornithorynchus anatinus), l'échidné australien (Zaglossus sp.), à courtes pattes et à long nez, et l'échidné d'Océanie (Tachyglossus sp.), à longues pattes et à nez court.
Les métathériens ou marsupiaux. Ils ne sont plus représentés qu'en Australie, en Océanie et en Amérique du Sud. Leur particularité est de mettre au monde des f½tus qui ne sont pas à terme : ceux-ci doivent alors s'agripper aux poils pour rejoindre la poche ventrale, ou marsupium, où ils trouveront des mamelles qui les nourriront afin d'achever leur développement. Ce marsupium peut, selon les espèces, abriter le jeune plusieurs mois après que son développement soit arrivé à terme. Les représentants les plus connus sont les kangourous, les wallabies, les koalas, les opossums et les wombats. Seules quelques espèces d'opossums vivent en dehors de l'Australie. Sur cette dernière, les marsupiaux occupent l'ensemble des niches écologiques dévouées aux placentaires sur les autres continents : il existe des taupes marsupiales blanches, comme des rats-kangourous et des opossums arboricoles.
Les euthériens ou placentaires. Ils regroupent l'ensemble des autres mammifères. Leur principale différence avec les deux premiers groupes est qu'ils possèdent un vrai placenta, plus ou moins décidué selon les espèces, qui a pour rôle de nourrir l'embryon et le f½tus.

Chorologie:

Parmi les mammifères, les placentaires sont les plus nombreux avec environ 5 100 espèces regroupées dans 114 familles, viennent en second les marsupiaux qui comptent 270 espèces regroupées 16 familles et seulement trois espèces et 2 familles de monotrèmes. Ils sont présents sur l'ensemble de la Terre, dans tous les types de milieu terrestre. Chaque année, environ 10 000 nouvelles espèces animales sont découvertes, dont cinq à dix espèces de mammifères.

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#Posté le lundi 15 décembre 2008 01:02

Modifié le dimanche 17 janvier 2010 01:32

L`ornithorynque

L'ornithorynque (Ornithorhynchus anatinus) est une petite espèce de mammifère semi-aquatique endémique vivant dans l'est de l'Australie, y compris en Tasmanie. C'est l'une des 5 espèces de l'ordre des monotrèmes, les seuls mammifères qui pondent des ½ufs au lieu de donner naissance à des petits vivants (les 4 autres espèces sont des échidnés). C'est la seule espèce survivante de la famille des Ornithorhynchidae et du genre Ornithorhynchus bien qu'un grand nombre de fragments d'espèces fossiles de cette famille et de ce genre aient été découvertes.

L'apparence bizarre de ce mammifère pondant des ½ufs, muni de crochets venimeux, à bec de canard, à queue de castor et à pattes de loutre a fortement surpris les premiers explorateurs qui l'ont découvert et bon nombre de naturalistes européens ont cru à une plaisanterie. C'est l'un des rares mammifères venimeux : le mâle porte un aiguillon sur les pattes postérieures qui peut libérer du venin capable d'infliger de vives douleurs à un être humain. Les traits originaux de l'ornithorynque en font un sujet d'études important pour connaître l'évolution des espèces animales et en ont fait un des symboles de l'Australie : il a été utilisé comme mascotte pour de nombreux évènements nationaux et il figure au verso de la pièce de 20 centimes (cents) australiens.

Jusqu'au début du XXe siècle, il a été chassé pour sa fourrure mais il est protégé à l'heure actuelle. Bien que les programmes de reproduction en captivité aient eu un succès très limité et qu'il soit sensible aux effets de la pollution, l'espèce n'est pas encore considérée comme en danger.

Description:

C'est un animal nocturne et farouche, presque insaisissable. D'aspect mi-reptile mi-mammifère, l'ornithorynque est longtemps passé pour une chimère. Aujourd'hui, les scientifiques voient en lui un des animaux les mieux adaptés aux conditions de vie du continent australien.

L'ornithorynque a un poids très variable allant de 0,7 à 2,4 kilogrammes, les mâles étant habituellement d'1/3 plus gros que les femelles. La taille totale, entre 40 et 50 centimètres en moyenne, varie considérablement d'une région à l'autre, sans qu'elle soit liée au climat. La queue mesure 12 cm et le bec 6 cm.

Il ressemble à un castor par son pelage : le corps et la queue, larges et plats, sont couverts d'une fourrure marron qui emprisonne entre ses poils de l'air afin d'isoler l'animal du froid sa queue stocke des réserves de graisse comme chez le diable de Tasmanie et certains moutons. Comme les canards, il est pourvu de pieds palmés surtout au niveau des pattes antérieures, avec une palmure dépassant les doigts qu'il utilise pour nager ou pour se déplacer sur des sols vaseux. Il peut partiellement replier sa palmure lorsqu'il se déplace sur sol sec ou qu'il doit utiliser ses griffes puissantes pour grimper sur les berges ou creuser sa tanière. Il est également pourvu d'un grand bec caoutchouteux lui ayant donné son surnom anglais « duck-billed platypus » (« pied plat à bec de canard »). Ce bec, gris-bleu, est surtout un organe sensoriel remontant sur le front, l'ouverture de la bouche se trouvant sur sa face inférieure ; les narines s'ouvrent à l'avant de la face supérieure, tandis que les yeux et les oreilles sont situés dans une rainure placée juste en arrière du bec. Cette rainure se referme lorsque l'animal nage, ce qui le rend sourd et aveugle dans l'eau[6]. La cavité buccale est prolongée latéralement par des abajoues qui lui servent à stocker sa nourriture lorsqu'il chasse sous l'eau. La langue, charnue, a un renflement à sa partie postérieure qui peut obstruer complètement le fond de la bouche.

L'animal émettrait un petit grognement lorsqu'il serait dérangé et l'on a rapporté l'émission de toute une série d'autres petits sons chez les spécimens en captivité mais selon d'autres témoignages, le seul bruit que ferait l'animal serait, lorsqu'il est gêné par de l'eau dans ses narines, de souffler fortement pour l'en chasser.

L'ornithorynque est un animal homéotherme dont la température corporelle moyenne est de 31–32°C contre 37°C en moyenne chez les mammifères placentaires. Les recherches laissent à penser qu'il s'agit plus d'une adaptation progressive aux conditions environnementales du petit nombre de monotrèmes survivants plutôt que d'une caractéristique historique des monotrèmes.

Aiguillon venimeux du mâle. Les jeunes ornithorynques ont des molaires à 3 cuspides qu'ils perdent au moment de quitter le nid et les adultes disposent de blocs de kératine pour les remplacer la mâchoire de l'ornithorynque est faite de façon différente de celle des autres mammifères et le muscle chargé de son ouverture est dissemblable. Comme chez les autres mammifères, les os de l'oreille moyenne sont incorporés au crâne plutôt que d'être situés à la base de la mâchoire comme chez les cynodontes et les autres synapsides; cependant le conduit auditif externe s'ouvre à la base de la mâchoire.
L'ornithorynque, comme les reptiles, a des os surnuméraires dans la ceinture scapulaire comprenant notamment une interclavicule qu'on ne retrouve pas chez les autres mammifères. Il a la démarche d'un reptile avec les pattes situées sur les côtés du corps au lieu d'être en-dessous comme chez les autres mammifères.

Les jeunes et les ornithorynques mâles portent des aiguillons venimeux de 15 millimètres de long aux chevilles reliés à une glande située dans la cuisse, appelée glande crurale. Cette glande n'est fonctionnelle que chez le mâle adulte. Son venin, formé de plusieurs enzymes, n'est pas mortel pour les humains, mais provoque d'importantes douleurs et des ½dèmes qui peuvent durer plusieurs mois. Ils peuvent provoquer une paralysie des membres inférieurs pendant quelques jours. On ne connait pas d'antidote. On se contente de traiter par des analgésiques et un vaccin antitétanique si besoin. Le venin peut être mortel pour un chien ou pour de petits animaux domestiques par dépression respiratoire.

Dans l'eau, il garde les yeux et les oreilles hermétiquement fermés et se sert de ses autres sens pour se diriger. Il détecte le plus souvent ses proies grâce à des détecteurs de champ électrique situés sur son bec. Les quatre pattes de l'ornithorynque sont palmées. Quand il nage, il se propulse par des battements alternatifs de ses pattes avant, sa queue et ses pattes postérieures l'aidant à se diriger, mais non à se propulser.

Doublée de tissus adipeux, la fourrure de l'ornithorynque lui permet d'affronter les rivières les plus froides d'Australie. La durée moyenne de plongée de l'animal est de 31 à 35 secondes, la plus longue plongée observée a été de 138 secondes soit plus de deux minutes. L'animal plonge en moyenne à 1,3 mètre et un record à 8 mètres a été établi.


Il supporte moins bien la chaleur. Après son bain, il aime regagner son terrier sans avoir essuyé son pelage, qui fut jadis très prisé des pelletiers pour ses qualités isolantes et sa grande finesse.

Électrolocalisation:

Les monotrèmes sont les seuls mammifères à être dotés du sens de l'électrolocalisation: ils peuvent en partie localiser leurs proies en détectant le champ électrique produit par leurs contractions musculaires. L'électrolocalisation de l'ornithorynque est la plus sensible de celles de tous les monotrèmes.

Les électrorécepteurs sont situés dans la partie caudale de la peau du bec tandis que les mécanorécepteurs (qui détectent le toucher) sont répartis uniformément dans tout le bec. Ces récepteurs vont transmettre leurs informations à une partie du cortex cérébral située dans la partie somesthésique. Quelques cellules reçoivent leurs informations des deux types de récepteurs, suggérant une association étroite entre eux. Ces deux types de récepteurs dominent la carte somatotopique du cerveau de l'ornithorynque, un peu comme la main domine la carte de l'homonculus de Panfield chez l'homme.

On pense que l'ornithorynque peut déterminer la direction de la source électrique en comparant l'intensité du signal selon l'orientation de son bec. Ceci expliquerait les mouvements caractéristiques de va-et-vient de la tête pendant qu'il chasse. Les cellules communes pour les deux types de récepteur suggèrent un mécanisme de détermination de distance de la proie par comparaison du temps d'arrivée des deux types de signaux.

Distribution et habitat:

L'ornithorynque est un animal semi-aquatique, vivant dans les petits cours d'eau sur un territoire s'étendant des régions froides des hautes terres de Tasmanie et des Alpes australiennes jusqu'aux forêts pluviales tropicales du Queensland côtier dans le bas de la péninsule du Cap York. À l'intérieur du pays, sa distribution n'est pas bien connue : il s'est éteint en Australie du sud (à l'exception d'une population introduite sur l'île Kangourou) ainsi que dans la plus grande partie du Bassin Murray-Darling, probablement à cause d'une dégradation de la qualité de l'eau provoquée par le défrichement et l'irrigation intensifs. Sa distribution est aléatoire le long des divers fleuves côtiers : il semble absent de certains cours d'eau relativement salubres alors qu'il se maintient dans d'autres passablement dégradés (le bas Maribyrnong par exemple).

En captivité, l'ornithorynque peut vivre jusqu'à vingt-et-un ans et dans la nature, son espérance de vie est comprise entre 10 et 15 ans. Le taux de mortalité naturelle est faible. Ses prédateurs naturels sont les serpents, les rats d'eau, les goannas et les rapaces. Il se peut que les ornithorynques soient rares dans le nord de l'Australie à cause des crocodiles. L'introduction des renards comme prédateurs des lapins semble être intervenue sur la baisse de la population sur le continent australien. C'est un animal essentiellement nocturne mais que l'on peut voir quelquefois en activité dans la journée surtout lorsque le ciel est couvert. Il vit sur les berges des cours d'eau et les zones ripariennes où il peut trouver à la fois sa nourriture dans et au bord de l'eau et son habitat en creusant des terriers pour se reposer et se reproduire. Un mâle peut ainsi posséder jusqu'à 7 kilomètres (4,4 miles) de berges qu'il partage avec 3 à 4 femelles.

L'ornithorynque est un excellent nageur et il passe beaucoup de temps dans l'eau à la recherche de nourriture. C'est le seul mammifère à se déplacer dans l'eau en utilisant uniquement ses pattes antérieures dans un mouvement alterné pour avancer ; bien que les pattes postérieures soient également palmées, il ne les utilise pas pour avancer mais uniquement en les plaçant le long du corps pour se diriger comme il le fait aussi avec sa queue. Bien qu'il passe des heures entières à fourrager dans une eau à moins de 5 °C, c'est un animal homéotherme qui maintient la température de son corps à 31°C. En plongée son c½ur ralentit pour économiser sa consommation d'oxygène. Il plonge environ pendant 30 secondes et ne peut pas dépasser 40 secondes sous l'eau lorsqu'il recherche de la nourriture mais il pourrait y rester jusqu'à 11 minutes (3 minutes en moyenne) au repos. Il a besoin de 10 à 20 secondes de récupération en surface avant de replonger mais il n'y a pas de relation entre le temps de plongée et le temps de récupération.

Nourriture:

L'ornithorynque est un animal carnivore qui a besoin de consommer tous les jours l'équivalent en nourriture de 20 % de son poids, ce qui lui demande de passer en moyenne 12 heures par jour dans l'eau pour cette activité. Il se nourrit de vers, de larves d'insectes, de crevettes d'eau douce et d'écrevisses qu'il déniche dans le lit des rivières en fourrageant avec son bec ou en les attrapant en nageant. Il les stocke dans ses bajoues et les mange ensuite sur le rivage.

Reproduction:

Quand le premier ornithorynque fut découvert, on ne savait pas que les femelles pondaient. On put le suspecter assez rapidement, mais le fait ne fut confirmé qu'en 1884 quand W. H. Caldwell fut envoyé en Australie pour cela et qu'après d'intensives recherches menées par 150 Aborigènes, il put découvrir quelques ½ufs.

L'ornithorynque atteint sa maturité sexuelle vers l'âge de 2 ans et n'a qu'une saison des amours par an avec un accouplement entre juin et octobre avec quelques variations dans les dates suivant les régions. L'accouplement a lieu dans l'eau. Les observations sur une longue période, le marquage et la recapture, les premières études génétiques montrent la possibilité d'existences de populations sédentaires et de populations transhumantes, ce qui permettrait une polygamie des individus. Les femelles deviennent matures leur deuxième année et la période de fécondité dure plus de 9 ans.


La femelle ornithorynque pond de 1 à 3 ½ufs tous les ans.En dehors de la période des amours, l'ornithorynque vit dans un simple terrier creusé dans la berge d'un cours d'eau et dont l'entrée est située à environ 30 centimètres au-dessus de la surface de l'eau. Après l'accouplement la femelle construit un terrier situé plus au-dessus de la surface de l'eau, beaucoup plus profond – pouvant atteindre 20 mètres de long – et entrecoupé de bouchons de terre par intervalles (qui servent probablement de sécurité contre une montée des eaux, contre la venue de prédateurs tout en régulant la température et l'humidité du nid. Le mâle ne participe pas à la couvaison, ni à l'élevage des petits et reste dans son ancien terrier. La femelle adoucit le sol de sa galerie avec des feuilles mortes et remplit le nid situé au bout du tunnel de feuilles, de tiges et de branches qu'elle transporte à l'aide de sa queue enroulée.

La femelle ornithorynque a deux ovaires mais seul le gauche est fonctionnel. Elle pond de 1 à 3 ½ufs (mais le plus souvent 2) à la coquille cuirassée comme les ½ufs de reptiles mesurant 11 millimètres de diamètre et légèrement plus sphériques que les ½ufs d'oiseaux. Les ½ufs se développent dans l'utérus pendant 28 jours (à la différence des oiseaux où ils ne restent qu'un jour) et sont incubés ensuite pendant 10 jours par la mère qui se roule en boule autour d'eux (contre une vingtaine de jours chez les oiseaux).
Traditionnellement, on divise la période d'incubation en 3 périodes:

Pendant la 1re, l'embryon n'a pas d'organe fonctionnel et il se nourrit du vitellus.

pendant la 2e, il développe ses doigts.

et durant la 3e se forme le diamant qui permettra au jeune de casser sa coquille pour en sortir.

À la naissance, les jeunes sont très vulnérables, aveugles et dépourvus de poils. Dès la sortie de l'½uf, les petits s'accrochent à la mère et elle les protège en s'enroulant autour d'eux. Comme pour les autres mammifères, la femelle allaite ses petits. Elle n'a pas de mamelons apparents, mais émet son lait à travers de petites ouvertures dans la peau (les pores). Ce lait s'amasse en gouttelettes accrochées aux poils de la mère que les petits ornithorynques lèchent quand leur mère est étendue sur le dos. Les jeunes vont ainsi passer 3 à 4 mois avec elle. Pendant toute la période d'incubation et les premières semaines d'allaitement, la femelle ne quitte son nid que pendant de courtes périodes pour aller se nourrir. En sortant de sa tanière, elle forme sur le trajet du tunnel plusieurs bouchons de terre qui ont certainement pour rôle de protéger les petits des prédateurs. Lorsqu'elle revient, elle doit les défaire et ce faisant, elle sèche sa fourrure, ce qui permet de maintenir le nid au sec. Au bout de 5 semaines, la femelle passe de plus en plus de temps hors du nid et, vers 4 mois, les jeunes vont sortir du nid pour la première fois.

Place de l'ornithorynque chez les mammifères:

On connait encore très mal les monotrèmes et surtout les ornithorynques, ainsi certaines légendes qui s'étaient formées au début de sa découverte sont toujours répandues dans le public, par exemple la notion d'animal primitif proche des reptiles. En fait, les monotrèmes sont les descendants d'une branche de mammifères qui s'est détachée très vite des autres mammifères, les thériens ; cette autre branche se serait divisée par la suite pour donner les marsupiaux et les placentaires. Ceci est contraire à la théorie de William King Gregory qui en 1947 avait fait d'abord diverger les marsupiaux des autres placentaires avant de faire diverger les monotrèmes des autres marsupiaux, ce qui a été infirmé par les recherches postérieures à la date précitée.

Une équipe internationale a déchiffré son génome et a publié son analyse dans la revue Nature du jeudi 8 mai 2008. Le travail de cette équipe confirme que cet animal est bien en partie reptile, oiseau et mammifère. Le génome de l'ornithorynque, comme l'animal, présente un amalgame de caractéristiques appartenant à un reptilien ancestral et dérivées de mammifères. Au cours de leur analyse, les chercheurs ont comparé ce génome avec ceux de l'homme, du chien, de la souris, de l'opossum et de la poule : l'ornithorynque partage 82 % de leurs gènes, ont-ils décelé. Il compte environ 18 500 gènes, soit environ les 2/3 de celui de l'homme.

Les plus vieux fossiles connus de l'actuel ornithorynque datent d'environ 100 000 ans, c'est-à-dire de l'ère quaternaire. Les monotrèmes disparus, comme le Teinolophos et le Steropodon, étaient relativement proches des actuels ornithorynques. Le Steropodon fossilisé découvert à Lightning Ridge en Nouvelle-Galles du Sud daterait de l'époque des dinosaures, il y a 110 Ma, ce qui en ferait le plus vieux mammifère trouvé en Australie. On a retrouvé de lui une mandibule avec 3 molaires alors que les actuels ornithorynques adultes sont édentés. On pensait que cette disposition tribosphénique des molaires datait de l'origine des monotrèmes, ce qui aurait conforté la théorie de Gregory en les rapprochant des reptiles, mais les recherches ultérieures ont montré que cette évolution s'était faite de façon séparée. Monotrematum sudamericanum, un autre fossile parent de l'ornithorynque, a été découvert en 1991 en Patagonie, en Argentine, montrant que les monotrèmes existaient déjà à l'époque du supercontinent du Gondwana qui a éclaté voilà environ 167 Ma pour donner l'Antarctique, l'Australie et l'Amérique du Sud.

En raison de leur divergence précoce avec les thériens et du petit nombre d'espèces de monotrèmes, ces animaux sont souvent des sujets d'étude pour comprendre l'évolution des espèces animales. En 2004, des chercheurs de l'université nationale australienne ont fait une découverte originale : Le sexe des thériens est déterminé par une paire de chromosomes ; la femelle possède deux chromosomes X, et le mâle un X et un Y. Chez les oiseaux, le mécanisme est similaire, mais le mâle est ZZ et la femelle WZ. Grâce à des marqueurs fluorescents, ils ont mis en évidence que l'ornithorynque dispose de cinq paires de chromosomes sexuels. La femelle est caractérisée par une séquence XXXXXXXXXX tandis que le mâle dispose d'une séquence XYXYXYXYXY. De plus, les chromosomes du début de la chaine ont des gènes communs avec les mammifères, tandis que ceux de la fin partagent des gènes avec les oiseaux. Cependant, il manque sur les chromosomes Y le gène SRY qui, chez les autres mammifères, est un gène fondamental de la détermination du sexe de l'animal. Ceci fait qu'on ne connait pas encore comment se fait la différenciation sexuelle chez cet animal.

Protection:

Bien qu'il ait disparu d'Australie-Méridionale, l'actuel domaine de répartition de l'ornithorynque est globalement sensiblement comparable à celui qu'il occupait avant l'arrivée des Européens. En détail, il y a cependant quelques changements locaux et surtout une fragmentation de son habitat due aux modifications apportées par l'homme dans le milieu naturel où il évolue. On ne connait pas par contre avec beaucoup de précision le nombre d'individus vivants actuellement, ni l'évolution de la population au cours du temps et si l'on pense que cette population a diminué en nombre, on estime que c'est un animal encore assez abondant à l'heure actuelle. L'espèce a été chassée à grande échelle pour sa fourrure jusqu'au début du XXe siècle et a été protégée en 1905 dans toute l'Australie. Il y a eu ensuite la menace de disparition par la pêche au filet dans les cours d'eau jusque dans les années 1950. Il ne semble pas que l'ornithorynque soit en danger de disparition immédiate grâce aux mesures de protection qui ont été prises mais on ne connait pas les conséquences à long terme de la fragmentation de son habitat, de la création de barrages, de l'irrigation, de la pollution, du piégeage... L'IUCN classe l'ornithorynque dans sa liste des espèces menacées comme « peu concerné ».

Un ornithorynque au zoo de Melbourne.Les principaux prédateurs de l'ornithorynque sont les dingos, les goannas, les serpents, les rakalis et les rapaces parmi la faune indigène. Les populations aborigènes les chassaient quelquefois pour leur nourriture mais leur viande n'est pas très appréciée. Avec l'arrivée des Européens qui les ont chassés pour leur fourrure sont apparus de nouveaux prédateurs comme le chien, le renard et le chat.

Il faut y ajouter la mortalité liée à la circulation automobile, à la pêche illégale au filet et aux déchets laissés dans la nature : ornithorynques noyés étouffés dans des sacs en plastique ou étranglés par des fils des filets de pêche...

Les ornithorynques sont généralement peu sensibles à la maladie dans la nature en dehors de pneumonies liées à l'entrée accidentelle d'eau dans leurs poumons ; cependant est apparu un grave problème en Tasmanie avec l'apparition d'une maladie causée par un champignon, Mucor amphibiorum. La maladie (appelée Mucormycose) touche seulement les ornithorynques tasmaniens et n'a jamais été observée sur le continent. Les ornithorynques atteints par la maladie développent des lésions cutanées et des ulcères sur différentes parties du corps, de la queue et des membres. L'animal peut en mourir en raison des infections secondaires que la maladie favorise ainsi que par l'impossibilité pour l'animal de maintenir sa température corporelle et ses capacités à rechercher sa nourriture. Des études sont en cours pour déterminer les conséquences de la maladie sur la population d'ornithorynques de Tasmanie, sur son mode de transmission et sur l'étendue de l'atteinte. Jusqu'à récemment, le renard roux (Vulpes vulpes) ne se trouvait que sur le continent australien et avait épargné la Tasmanie mais des observations de plus en plus fréquentes montrent qu'on peut le trouver dans certaines régions du pays. Ce prédateur très efficace et sachant bien s'adapter aux différents milieux est considéré comme le pire nuisible de toute l'Australie et la plus grave menace pour la population animale autochtone. Son installation en Tasmanie serait un désastre en particulier pour l'ornithorynque qui trouve en Tasmanie son meilleur habitat et son plus grand nombre d'individus. La disparition du renard et du champignon sont deux défis importants à relever par ce pays pour la protection de ces animaux emblématiques.

La plupart des humains ont fait la connaissance de l'ornithorynque en 1939 lorsque le magazine National Geographic publia un article sur ce monotrème et sur les efforts faits pour son étude et son élevage en captivité. C'est une tâche difficile et qui a connu peu de succès depuis cette époque. Un des lieux d'étude les plus connus est la réserve d'Healesville au Victoria. Le principal responsable de ce centre fut David Fleay qui réussit à créer un milieu artificiel d'élevage dans une grande citerne où il entretint un courant d'eau et qui put obtenir ses premiers petits nés en captivité en 1943. En 1972, il trouva un jeune ornithorynque mort vieux d'une cinquantaine de jours et apparemment né en captivité dans le parc d'attraction David Fleay à Burleigh Heads sur la Gold Coast au Queensland. De nouveaux jeunes sont nés à Healesville en 1998 et en 2000 toujours en milieu artificiel. Le zoo de Taronga à Sydney a eu une paire de petits en 2003 et un petit en 2006.

Classification classique

Règne: Animalia
Embranchement: Chordata
Sous-embranchement: Vertebrata
Classe: Mammalia
Sous-classe: Prototheria
Ordre: Monotremata
Famille: Ornithorhynchidae

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#Posté le mardi 16 décembre 2008 14:45

Modifié le dimanche 18 janvier 2009 01:08

Dik dik

Les dik-diks (du genre Madoqua) sont des antilopes de petite taille, qui va de 30 à 40 cm. Le nom dik-dik vient du bruit qu'ils font lorsqu'ils sont en danger. Les dik-diks pèsent de 3 à 5 kg. Ils ont un museau allongé, et une légère fourrure qui est grise sur le dos, et blanche au niveau du ventre. Sur le haut du crâne, le pelage forme une touffe droite, qui cache parfois partiellement les cornes courtes du mâle.

Caractéristiques physiques:

Les femelles sont légèrement plus larges que les mâles. Ces derniers ont des cornes assez courtes, qui mesurent 3 à 7,5 cm, inclinées vers l'arrière. La tête du dik-dik semble parfois disproportionnée par rapport au petit corps de l'animal. Le haut du corps est gris-brun, alors que la partie ventrale et les pattes sont brune claire. Beaucoup de dik-diks ont un anneau de couleur pâle autour de l'½il.

Habitat:

Les dik-diks vivent principalement en Afrique de l'est. Ils préfèrent les habitats où l'herbe et les arbustes comestibles sont abondants, toutefois leur met favori est le feuillage. Ils vivent dans de grandes plaines parmi d'autres herbivores comme les girafes et les antilopes. Ils peuvent aussi vivre dans des forêts denses, mais ils nécessitent une bonne couverture contre les prédateurs, et une faible quantité de grandes plantes. En effet, ils se déplaceront dès que l'herbe deviendra trop grande et les empêche de voir. Ils doivent aussi disposer de cachettes, afin d'échapper au prédateur. Ils vivent habituellement en couple sur un territoire de 0,05 km². Ils profitent des pistes créées par l'homme pour bloquer les autres dik-diks, spécialement les femelles.

Comportement:

Les dik-diks vivent en couple monogame dans un territoire fixe de 0,05 km². Ils sont le plus souvent des animaux semi-nocturnes, se nourrissant la nuit, le plus souvent avant l'aube et après le crépuscule. Ils vivent leur vie avec le même compagnon. Certaines légendes africaines rapportent que si l'un des deux meurt, l'autre mourra de chagrin. À la naissance, les faons pèsent environ 0,7 kg. Ils atteignent l'âge adulte entre 6 et 8 mois.

On l'appelle dik dik à cause du bruit qu'il fait lorsqu'il a peur du danger. C'est un animal mammifère qui se nourrit de feuilles, de fruits et de baies. Il est donc herbivore. Il se nourrit la nuit.

Sur son dos, la fourrure est grise et elle est blanche sur le ventre. Son museau est allongé et il porte une touffe de poils droite sur sa tête. Les cornes du mâle dépassent un peu cette touffe.

Il vit principalement en Afrique, dans les grandes plaines en compagnie d'autres animaux herbivores.

Le dik dik n'a pas besoin de beaucoup d'eau car les plantes qu'il consomme pour sa nourriture en contiennent assez pour étancher leur soif. Cependant il a absolument besoin de sel sinon il mourra.

Le dik dik forme un couple pour la vie avec sa compagne. La femelle donne naissance à un seul petit après 170 jours de gestation. Le bébé se cache bien pendant 3 semaines. Le sevrage a lieu lorsqu'il a 3 mois. A l'âge de 10 mois il a atteint sa taille d'adulte et sa maturité sexuelle.

Les prédateurs sont l'aigle, le varan, le guépard, le chacal et autres animaux sauvages.

Régime alimentaire:

Les dik-diks sont des animaux herbivores, se nourrissant de feuilles, de pousses, de fruits et de baies. Les dik-diks consomment ainsi suffisamment d'eau pour leur éviter de boire. La forme allongée de leur tête leur permet de manger les feuilles d'acacia sans se faire piquer par ses épines, et permettant aussi de rester à l'affût d'éventuels prédateurs, alors qu'ils se nourrissent.

Classification classique

Règne: Animalia
Embranchement: Chordata
Sous-embranchement: Vertebrata
Classe: Mammalia
Sous-classe: Theria
Infraclasse: Eutheria
Ordre: Artiodactyla
Famille: Bovidae
Sous-famille: Antilopinae

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#Posté le mercredi 17 décembre 2008 03:56

Modifié le dimanche 18 janvier 2009 01:09

Caméléon Malgache

Un caméléon malgache passe plus de la moitié de sa vie dans son oeuf.

Chez le caméléon malgache Furcifer labordi, seulement 12 mois s'écoulent entre la ponte d'un oeuf et la mort de l'individu qui en est issu. C'est la durée de vie la plus courte jamais observée chez un tétrapode, d'autant qu'il reste ... 7 mois à l'état d'embryon! Ainsi, tous les individus naissent, grandissent et meurent simultanément. Un cycle qui fait que parents et petits ne se connaissent jamais.

La langue de caméléon est collante comme du papier tue-mouches.
L'animal est un redoutable prédateur, plus vif et plus efficace que l'iguane.
Mais ramener son agilité à une simple affaire d'adhésif serait lui faire insulte.
Un muscle de sa langue la transforme en une puissante ventouse, capable de retenir des proies aussi grosses que des oiseaux.
Et quand le muscle ne fonctionne plus, même le plus petit criquet peut venir narguer le reptile à courte distance sans craindre d'être avalé.

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#Posté le vendredi 19 décembre 2008 23:15

Modifié le lundi 22 décembre 2008 17:21

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